• Loisir et animation

Aider les jeunes sirènes à prendre confiance en elles

Âges

  • 6-7 ans (1er cycle du primaire)
  • 8-9 ans (2e cycle du primaire)
  • 10-11 ans (3e cycle du primaire)
  • 12-13 ans (1er cycle du secondaire)
  • 14-16 ans (2e cycle du secondaire)

Nombre

  • Petit groupe (5 à 15)

Durée

  • 30 à 45 min
  • 45 à 60 min

Résumé

Détecter les enfants en déficit de confiance personnelle. Par le sport, leur refléter leurs grandes capacités, pour les amener à prendre leur place. Le cours est donné par des monitrices qualifiées, possédant un bagage aquatique varié. Marike, elle, a fait de la nage compétitive pendant plusieurs années.

Auteur

Valérie Bilodeau

Date

18 avril 2019

Contexte

en piscine

Quand

Les cours sont organisés à la pièce, hebdomadairement ou encore en pratique libre.

Matériel

  • Queues de sirènes

Déroulement

Les cours d’Aquasirène se donnent en piscine. Des costumes de queues de sirène sont prêtés aux participantes. Les enfants de 7 ans et plus sont davantage en mesure d’apprécier.

L’approche

Marike utilise toujours ses sens pour jauger un nouveau groupe de jeunes se présentant devant elle. C’est ainsi qu’elle repère les enfants repliés sur eux-mêmes : épaules recourbées, faible ton de voix, souvent derrière les autres, initiatives difficiles, absence de volontariat, sourire très limité, semblant exprimer le fait que la vie ne goûte pas «les bonbons sucrés» ces temps-ci.

Surtout ne pas bousculer l’enfant. L’idée est de lui sourire dès son arrivée au cours, le regard plongé directement dans ses yeux en guise de salutations. Sans être trop envahissante, Marike s’organise pour être tout près aussi souvent qu’elle le peut. Plus les semaines avancent, plus les apprentis-sirènes acceptent de croiser le regard de la monitrice, finissant presqu’invariablement par la saluer également.

La complicité

Lors des premières entrées à l’eau, ces enfants sont souvent hésitants. Ils sentent le besoin d’utiliser un flotteur. Marike souligne alors les essais et multiplie toujours les encouragements, en mots et en regards. L’ancienne nageuse compétitive répond beaucoup par sa proximité, lorsqu’une fillette exprime un certain inconfort. Au fil des semaines, les mini-sirènes délaissent peu à peu l’aide flottante. La monitrice ne rate aucune occasion de leur faire remarquer cette réussite. Le sourire devient alors de plus en plus présent.

Avec l’entraînement, on constate toujours des gains. Par exemple, descendre à l’eau seule, nager sous l’eau, exprimer une idée d’activité… En le signifiant, parfois avec un « high five » (avec l’assurance, l’énergie dans la main de l’enfant augmente considérablement!) on sent vite les petites nageuses gonflées par la fierté. C’est un autre élément à refléter aux enfants, autant que chacune des multiples petites victoires constatées.

Les transferts de résultats

À force de préciser aux jeunes filles tous leurs succès, Marike constate immanquablement des changements dans l’attitude, la position corporelle et l’expression des jeunes; un bel apprentissage à transmettre par le sport, pour un usage à travers différentes situations de la vie!