• Loisir et animation

Initiation aux métiers d’urgence au camp 911

Nombre

  • Petit groupe (5 à 15)

Durée

  • Semaine

Intensité

  • Modérée

Résumé

On y découvre les apprentissages pour chacun des métiers d’urgence pendant les 4 jours précédant la simulation. Les jeunes y apprennent des techniques et notions dont ils pourront se servir pendant longtemps dont les techniques de RCR.

Auteur

Sonia Doiron

Date

25 septembre 2019

Contexte

Camp 911, MRC de Coaticook

Quand

Chaque été.

Matériel

  • Camion de pompier
  • Uniforme et vêtement protecteur pour les différents métiers d'urgence

Déroulement

12 Adolescents de 12 à 14 ans (filles et garçons) apprennent les techniques et notions spécifiques aux métiers d’urgence de pompier, policier et ambulancier.

Le tout est possible grâce à la participation et l’implication de bénévoles (pompiers, policiers et ambulanciers) sous la forme d’accompagnement et de mentorat;

Puisque la simulation du vendredi portait sur un incendie criminel, le lundi et le mercredi, les jeunes ont appris le métier de pompier. Le mardi, ils ont découvert et expérimenté le métier d’ambulancier alors que le jeudi, c’était le métier de policier.

 

Le lundi, les jeunes ont appris les rudiments du métier de pompier : Certaines activités de base consistaient en différentes manœuvres d’extinction de feu ainsi qu’un circuit d’entraînement tout en revêtant l’équipement d’urgence de pompier. Pour ce qui est des manœuvres d’extinction de feu, en voici quelques exemples : comment faire fonctionner les boyaux d’arrosage sur les camions de pompiers pour éteindre un feu, comment se positionner et procéder pour bien éteindre un feu avec le boyau d’arrosage en main sans perdre équilibre, comment éteindre un feu avec un extincteur, comment transporter une échelle à plusieurs personnes, etc. Il y avait des manœuvres pour s’habiller le plus rapidement et le plus efficacement possible en situation d’urgence avec les vêtements de pompier suite à un signal. De plus, il fallait exécuter un circuit d’entraînement de pompier que les jeunes faisaient tout en transportant leurs équipements (bonbonnes de gaz, masque à oxygène, etc.)

Le mardi, les jeunes ont appris le métier d’ambulancier : Durant cette occasion, les jeunes ont appris les techniques de RCR : sécurité des lieux, évaluation de l’état de conscience, compression, ouverture des voies respiratoires, ventilation efficace, etc. Ils ont également appris comment utiliser un défibrillateur que l’on retrouve de plus en plus dans les lieux publics fréquemment utilisé. Il s’agit d’une technique utilisée quand la victime est en arrêt cardio-respiratoire (victime inanimée, ne répond pas aux stimulations et ne respire plus). Les jeunes ont appris des techniques d’immobilisations dont l’immobilisation complète sur brancard et de transfert de la victime immobilisée d’une surface à une autre.

Le mercredi, ce fut à nouveau le métier de pompier : Les jeunes ont fait un autre circuit d’entraînement dans le noir, mais sous supervision et avec leur équipement. Ils ont appris à l’extérieur comment débarrer une porte d’auto verrouillée, de cassage et sciage de vitre d’auto, techniques de déblocage de portière d’auto à l’aide d’outils spécifiques, techniques de découpage et de sciage des parties d’une auto pour libérer des victimes, extinction d’incendie dans une auto en feu, etc. Bref, toutes des manœuvres pour libérer des victimes d’une carcasse d’auto suite à un accident.

Le jeudi cela a été le métier de policier : Pour initier les jeunes au métier de policier, les jeunes ont essayé l’utilisation des menottes (mettre et enlever), utiliser les radars, faire le tour de l’auto-patrouille et de ses différentes particularités et caractéristiques, mini-conférence en lien avec les actions des policiers présents à Lac Mégantic lors de la tragédie (coup de main apporté, fouilles, etc.).

Métier de pompier:

Métier d’ambulancier:

À la fin de chaque journée, on discutait avec les jeunes afin d’avoir un feedback sur leur expérience de la journée. Les jeunes travaillaient vraiment fort, participaient aux activités et finissaient la journée hyper fatigués.

Dans le temps d’une semaine, on a le temps de développer une relation de complicité avec les jeunes. On les fait tellement passer par toutes sortes d’émotions, d’intensité, ce sont des métiers qui nous passionnent. On aimerait que ce camp-là dure des semaines et des semaines, mais ce n’est pas possible. C’est vraiment une belle opportunité que les jeunes ont de vivre cette expérience, porter un masque à oxygène, etc. Ils ne le réalisent peut-être pas encore, mais avec le temps c’est probablement quelque chose qu’ils se rappelleront toujours.