• Loisir et animation
  • Service de garde

Laisser les enfants choisir les activités dans un camp de jour

Âges

  • Cégep
  • Université
  • Adultes

Nombre

  • Sans importance

Durée

  • Semaine

Résumé

Cette fiche présente la façon de fonctionner d’un camp de jour dont la particularité principale est que les enfants sont séparés par groupes d’affinité, et non par groupes d’âge. Cette approche vise principalement à développer l’autonomie des enfants par la notion de choix.

Auteur

Lesley-Ann

Date

7 octobre 2019

Contexte

Matériel

Aucun matériel nécessaire pour cette pratique.

Déroulement

Cette approche est utilisée tous les étés depuis trois ans au camp de jour d’East Angus (centre communautaire). De 60 à 70 enfants de 5 à 12 ans sont présents tous les jours de la semaine (près de 100 inscriptions au total pour l’été), et il y a un animateur pour 10 ou 12 enfants. La programmation offre aux enfants la possibilité de choisir les activités auxquelles ils veulent participer chaque jour.

La particularité principale du camp est que les enfants sont séparés par groupes d’affinité, et non par groupes d’âge. Cette approche vise principalement à développer l’autonomie des enfants par la notion de choix.

Déroulement d’une journée type :
Le matin, il y a une période un peu plus informelle entre 7 h 15 et 9 h où les enfants peuvent se joindre à une activité organisée par un animateur (un jeu sportif, par exemple) ou jouer librement dans le parc modulaire ou avec différents jeux. Ils peuvent se joindre à une activité ou la quitter à tout moment. La même formule est utilisée entre 16 h et 17 h 30. À partir de 9 h, les activités plus structurées commencent. Les enfants sont assis tous ensemble. Les animateurs sont debout autour d’eux et présentent à tour de rôle leur activité pour la période de 10 h à 11 h 30 en disant de quel type d’activité il s’agit, en en expliquant les grandes lignes et en précisant combien de jeunes ils aimeraient avoir dans leur groupe. Les choix offerts sont de nature différente. Il peut y avoir, par exemple, une activité plus manuelle comme un bricolage ou une construction, une activité scientifique, une activité de cuisine et un jeu actif comme un sport ou un jeu coopératif. De quatre à cinq choix sont généralement offerts en fonction du nombre d’enfants présents. Plus il y a d’enfants, plus il y a d’activités proposées. Lorsque des enfants ont des questions, les animateurs prennent le temps d’y répondre, mais ils essaient de ne pas donner trop d’informations afin de garder des surprises pour le déroulement de l’activité. Ensuite, quand toutes les activités ont été présentées, la coordonnatrice donne le signal de départ et les jeunes vont se placer devant l’animateur avec  lequel ils ont envie de faire l’activité. Si des enfants semblent perdus et ne savent pas quoi choisir, la coordonnatrice les questionne afin de les aider à faire un choix. Au début, certains jeunes suivent leurs amis, mais cette répartition est moins fréquente lorsqu’ils comprennent qu’ils ont manqué une activité qu’ils auraient pu aimer davantage. Cela les amène à ouvrir leur cercle social.

Après la pause du dîner, les jeunes sont séparés en deux groupes : les 5-7 ans et les 8-12 ans. Cette division permet d’assurer la sécurité des enfants lors de la baignade. Les enfants du groupe qui n’est pas à la piscine doivent encore faire un choix parmi les deux ou trois activités offertes. En cas de pluie, un autre bloc de choix s’ajoute pour remplacer la baignade. Les animateurs puisent dans la banque d’activités qu’ils ont préparée au début de l’été et présentent différentes options aux enfants.

Pour les sorties, deux choix de natures différentes sont également offerts. Les deux endroits sont généralement situés à proximité, ce qui fait qu’un seul autobus peut amener les enfants à leur activité respective. Cette façon de faire est un peu déstabilisante au début, car il est difficile de prévoir combien d’enfants voudront participer à chacune des activités et parce que les animateurs ne sont pas toujours avec les mêmes enfants. Cependant, après une ou deux semaines, cela fonctionne très bien. Les animateurs peuvent développer des liens privilégiés avec les enfants parce qu’ils les connaissent tous et ils apprennent à mieux adapter leurs activités à tous les groupes d’âge en faisant preuve de créativité. Ils peuvent, par exemple, imposer un handicap aux enfants plus âgés. Ils doivent également penser à des alternatives si une activité est plus populaire que prévu et qu’il n’y a pas suffisamment de matériel pour tout le monde.

Trois clés essentielles pour le succès d’une planification par choix :

Organisation – une rencontre de planification a lieu chaque lundi et chaque vendredi avec tous les animateurs. La journée thématique du mercredi est planifiée en premier, et si des activités préalables à cette journée (confectionner des éléments de costume, par exemple) sont nécessaires, elles sont placées en premier dans l’horaire. Pour le reste des périodes, il y a des pictogrammes représentant des thématiques (activité active, activité scientifique/culinaire/magie, activité manuelle, etc.) qui doivent être comblées. Les animateurs choisissent les plages horaires qui leur conviennent et ils peuvent se jumeler avec d’autres intervenants si l’activité qu’ils veulent réaliser nécessite la participation de beaucoup de jeunes. Ils doivent présenter une variété d’activités tenant compte du thème de la semaine et d’une certaine diversité. Par exemple, un animateur ne peut pas présenter seulement des jeux actifs. L’horaire ainsi établi est remis aux familles le lundi en fin de journée. Les parents peuvent regarder la planification avec leur enfant, ce qui réduit l’insécurité de l’enfant. Il sait déjà ce qu’il veut faire et il est moins désorienté le matin lors de la présentation. Comme les choix des enfants sont imprévisibles, la planification doit être solide pour que les animateurs puissent s’en détacher au besoin.

Équipe – les liens entre les membres de l’équipe sont primordiaux, car les animateurs n’ont pas le choix de travailler en étroite collaboration. Ils dépendent des autres, car ils ne peuvent pas faire le même type d’activité que leur collègue au même moment.

Confiance – les animateurs doivent avoir une certaine aisance envers leurs propres capacités pour fonctionner de cette façon. Ils doivent connaître leurs forces et savoir où sont leurs limites.

 

Documentation et liens utiles