• Entrainement

Sortir le lion en soi: utiliser des métaphores avec des athlètes

Âges

  • 8-9 ans (2e cycle du primaire)
  • 10-11 ans (3e cycle du primaire)
  • 12-13 ans (1er cycle du secondaire)
  • 14-16 ans (2e cycle du secondaire)

Nombre

  • Petit groupe (5 à 15)
  • Moyen (15-30)

Durée

  • 0 à 15 min
  • 15 à 30 min

Résumé

L’utilisation des images et des métaphores facilite la communication avec les jeunes. On a alors accès à leur monde intérieur, à des pensées et des émotions qu’ils ne sauraient communiquer autrement. Étant une entraîneure passionnée avec un petit côté artistique, j’ai décidé de pousser la métaphore un peu plus loin et de la matérialiser afin d’inspirer une de mes athlètes et ainsi l’orienter dans sa préparation mentale avant les compétitions.

Auteur

Élizabeth Migneron

Date

25 septembre 2019

Contexte

Club de Patinage de Vitesse de Sherbrooke

Matériel

Aucun matériel nécessaire pour cette pratique.

Déroulement

En début de saison de patin de vitesse, je rencontre individuellement chacun de mes patineurs afin de discuter et d’établir avec eux les d’objectif individuels de la saison. Le Club de Patinage de Vitesse de Sherbrooke, dont je suis co-entraîneure-chef, compte parmi ses membres de jeunes de 5 à 18 ans.

Cette intervention s’est effectuée avec une athlète de 17 ans, compétitionnant au niveau national. À titre d’entraîneure, je l’accompagne depuis 3 ans environ.

Cette athlète, dans la rencontre d’établissement d’objectifs, voulait être plus agressive cette année. Elle se trouvait passive avant les compétitions et pendant les courses. Cette athlète vivait la problématique suivante: au 3000 m par exemple, elle menait et tirait les autres compétitrices pendant toute la course, mais se laissait facilement dépasser à la fin des courses. C’est elle qui mentionne en premier la métaphore du lion: elle dit qu’elle aimerait se sentir plus « lion », être plus agressive sur la piste et « griffer »!

Nous élaborons sur cette métaphore et en venons à parler de notre enfance et des taies d’oreillers du Roi Lion de Disney. Elle mentionne, en riant, que si elle avait une telle taie d’oreiller, le lion pourrait s’imprégner en elle pendant son sommeil.

La conversation se termine, mais tout ce travail en métaphore me reste en tête…

Je décide donc de lui dessiner un lion sur une taie d’oreiller. Cela a nécessité environ 4 ou 5 heures de travail.

CONCLUSIONS DE L’INTERVENTION ET BÉNÉFICES :

L’athlète en question était très contente de recevoir ce « lion »! Elle était visiblement fière et reconnaissante. Le « lion » a fait fureur et 2 autres patineurs m’ont aussi demandé des lions!

Ce qui est encore plus important, c’est qu’au-delà de la simple taie d’oreiller, la métaphore du lion est devenue un mot-clé entre athlètes. Pendant les entraînements et les compétitions, les athlètes se rappellent entre eux de « sortir le lion en eux », de « sortir leurs griffes », etc. Cela donne un langage commun aux athlètes.

Sur le plan de la relation entraîneur-athlète, cela a démontré à l’athlète que j’étais prête à m’investir auprès d’elle et lui a montré que je  prends son objectif à coeur. Cela a consolidé la relation de confiance entre nous.