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Triathlon: Faire vivre aux jeunes l’expérience de rouler en tête de peloton

Résumé

Simuler une course avec un groupe d’athlètes de différents niveaux peut parfois être une vrai casse-tête! En triathlon, nous avons trouvé une solution afin que tous les jeunes puissent vivre l’expérience d’être positionner en tête de peloton!

Auteur

Benoît-Hugo St-Pierre

Date

27 mai 2019

Contexte

Dans un camp d’entraînement d’Équipe Québec

Quand

2009

Matériel

Aucun matériel nécessaire pour cette pratique.

Déroulement

Dans le cadre d’une séance d’entraînement en triathlon (un sport qui enchaîne la nage, le vélo et la course) pendant un camps d’entraînement de l’équipe du Québec en 2009, nous avons organisé une course d’entraînement. L’objectif était de  se préparer à un triathlon. L’entraînement comportait donc moins de volume et l’accent était mis sur les enchaînements rapides. Nous visions aussi à ce que tous les jeunes puissent vivre l’expérience d’être positionner en tête de peloton, afin qu’ils puissent s’habituer à cette position et apprendre à gérer la pression que cela implique!

Au début de cette course d’entraînement, il y a eu un départ de masse. Suite à la nage, il y a un écart qui s’est creusé entre les meilleurs nageurs et ceux qui ont plus de difficulté. Pour la portion vélo, j’ai donc utilisé mon auto afin d’amener les derniers à l’avant du peloton, afin qu’ils s’habituent à rouler avec des personnes de tête de peloton.

Ainsi, les athlètes moins doués peuvent s’améliorer en compétitionnant avec les meilleurs. Ils ne sont donc plus à la traîne, à l’arrière et souvent seuls. Donc, s’ils sont moins doués en nage, mais excellents au vélo, cela leur permet de pousser ceux qui sont à l’avant, qui ont peut-être plus de difficulté à cette discipline. Aussi, cela permet aux premiers de rouler avec un plus grand peloton. Cela augmente l’intensité.

Après la course, nous avons fait une retour sur leur expérience de course. Nous avons posé des questions ouvertes pour savoir comment ils avaient vécu ça. Certains s’étaient très bien adaptés à ces changements de scénarios de course, s’étaient sentis excités et motivés, alors que d’autres  s’étaient sentis plus déstabilisés. Peu importe la réaction, c’était pour tous une bonne préparation à une véritable compétition!

Conclusion/bénéfices

Chaque individu s’es retrouvé dans une situation de compétition réelle dans laquelle il pourrait se retrouver en course. Dans une course, il n’y a pas de scénario statique. Cette tactique a permis de changer le scénario de course et ainsi faire en sorte que tous puissent être challengés.

Cela a permis aux athlètes de vraiment vivre la spécificité de la tâche, et d’en tirer satisfaction et fierté.

Le triathlon est un sport de décision spontanée. L’allure d’une course peut changer à tout moment, et il faut donc être capable de prendre des décisions sur le moment.Cette stratégie a permis de changer l’ordre normal des choses pendant la course d’entraînement  et a rehaussé le niveau de chacun!

Comme entraîneur, j’ai eu du plaisir à faire vivre l’entraînement. Cela nous permettait, à nous les entraîneurs, d’être proactifs et de faire vivre quelque chose aux jeunes et de sortir du cadre théorique. Cela nous a donné la chance de générer du feedback par rapport à la prise de décision et d’expérimenter un style de coaching plus expérimental.